Prix international de la laïcité: Djemila Benhabib lauréate

Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran (Koukou Editions, 2010) et Les Soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident (Editions VLB Québec 2011), ouvrage qui paraîtra prochainement aux éditions Koukou, a remporté le Prix international de la laïcité 2012, lundi à Paris (France)

Cette distinction, décernée par le Comité Laïcité République présidé par Patrick Kessel, vise à récompenser, chaque année, une personnalité d’envergure internationale pour son engagement en faveur de la laïcité.  À cette occasion, une cérémonie, qui a réuni près de 400 invités, dont de nombreuses personnalités du monde politique et associatif, a été organisée en son honneur lundi 8 octobre 2012, à l’Hôtel de ville de Paris. Djemila Benhabib a prononcé un discours qui a pris la forme d’un appel international à bâtir une perspective humaniste, laïque et féministe dans le monde. Une bonne partie de son plaidoyer a été consacrée aux derniers développements dans le monde arabe et à ses répercussions sur le statut des femmes.

« Les femmes du Printemps »

Le Comité Laïcité République a été  créé en France à l’initiative de plusieurs intellectuels dont Élisabeth Badinter, Régis Debray, Catherine Kintzler, Elisabeth de Fontenay, Gisèle Halimi, Yvette Roudy et Albert Memmi pour promouvoir une citoyenneté républicaine fondée sur les valeurs universalistes issues des Lumières.

Le jury indépendant dont la configuration change chaque année est composé de personnalités scientifiques, intellectuelles et politiques et de responsables d’associations laïques.

Au printemps dernier, Djemila Benhabib a séjourné en Tunisie et en Égypte pour finaliser son troisième ouvrage intitulé Les femmes du Printemps dont la sortie est attendue dans les prochaines semaines au Québec et en Algérie. A cet effet, elle a manifesté de vives inquiétudes à l’égard des victoires électorales des mouvements islamistes et leur répercussion sur les femmes qui portent sur leurs dos le fardeau politique des compromis et des trahisons perpétuels. «

Le dialogue n’est rien là où la dignité n’est pas. Le dialogue n’est rien là où les droits des femmes sont niés. Le dialogue alimente l’esprit de ceux qui y adhèrent sans a priori alors que, pour les islamistes, il n’est qu’une tactique temporaire pour asseoir leur hégémonie. », a précisé la lauréate qui a insisté sur la nécessaire réforme de l’islam. « On ne peut continuer de se tenir à l’écart du destin universel de l’humanité. La reconnaissance de la liberté de pensée et de conscience est le principal défi des musulmans.

Le règne de la censure, des assassinats et de la lapidation doit cesser. Les fatwas qui rendent sataniques les livres et les écrivains doivent être révolues. L’interdiction de penser et de débattre doit être levée. La dénégation de l’individu et l’apologie de la tribu doivent être dépassées. », a martelé Djemila Benhabib.

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